Dans la vidéo ci-dessous, tandis que notre guitariste, Laurent VOLET, se livre à un replacement stratégique — digne d’un premier rôle persuadé que la scène entière lui appartient — une apparition furtive se glisse entre les silhouettes, telle une étincelle dorée traversant un rideau de velours.
C’est elle.
Sa Seigneurie la Marquise Nathalie DEVANTAY, résolument plantée entre les Ténors, avec cette assurance lumineuse qui ferait frémir les dorures d’une galerie royale. Elle ne s’impose pas : elle rayonne, naturellement, comme si sa présence complétait l’harmonie du chœur.
Son timbre de soprano, fin et souverain, fend l’air avec cette élégance vaudoise que même les plus grands n’oseraient imiter. Et lorsqu’elle nous adresse son invitation à cheminer vers son « chââââââteau », la phrase prend des allures de proclamation douce : on ne sait plus s’il faut applaudir, s’incliner… ou simplement la suivre, éblouis, jusqu’à sa noble demeure.
Encore merci pour cette prestation éclatante — d’autant plus précieuse qu’elle restera unique.
Rappelons-le, les Gais Compagnons forment un chœur d’HOMMES.
Et puisque Éric LOUP, Gouverneur de la Confrérie du Guillon, nous traite de vantards, eh bien… qu’il se rassure : nous ne faisons que porter haut ce qui nous enchante et nous transporte.
Et cette Marquise-là, foi de Gais Compagnons, méritait pleinement qu’on se soit investis avec une telle ardeur — presque autant que si c’était lui qui nous l’avait demandé.